L'exposition Napoléon est prolongée jusqu'au 24 décembre 2021 !

En raison de forte affluence, nous recommandons aux visiteurs de l'expo Napoléon d’emprunter ce trajet.

Bonaparte à Brienne à l’âge de quinze ans, Louis Rochet, 1857, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Château de Versailles © Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin

PARTIE I : 1779 – 1784

BRIENNE

Élève à l’école royale de Brienne pour préparer son admission à l’École Militaire de Paris, Napoléon est formé dès le plus jeune âge au métier de soldat. Studieux, grand lecteur, il se montre doué pour les mathématiques. Son origine modeste et son accent corse prononcé attirent l’attention et les railleries de ses camarades, issus de la noblesse française.
Retraçant une partie de l’adolescence de Bonaparte, cette section présente notamment des effets du jeune Napoléon ainsi que des objets du quotidien utilisés par les élèves de l’École Militaire.

Bonaparte au pont d’Arcole, Antoine-Jean Gros, Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux

PARTIE II : 1795 – 1799

UN SOLDAT DE LA RÉVOLUTION

En 1796, Napoléon est nommé général en chef de l’armée d’Italie. Alors que cette dernière est mal équipée et manque de tout, il se distingue par sa bravoure lors de batailles décisives et par sa proximité avec les hommes. A son retour à Paris, il est récompensé par le Directoire qui lui confie le commandement de l’armée d’Orient. Napoléon prend la mer en mai 1798 : c’est le début de la campagne d’Égypte. Cette épopée militaire se solde par un semi-fiasco dont la propagande a su faire un triomphe. L’épopée scientifique, quant à elle, marque le début d’une égyptomanie grandissante à travers toute l’Europe.

Bonaparte franchissant le mont Saint-Bernard, 20 mai 1800, Jacques-Louis David, 1801, Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux

PARTIE III

LA RÉPUBLIQUE DE NAPOLÉON

Les 18 et 19 brumaire de l’an VIII (9 et 10 novembre 1799), Napoléon prend le pouvoir à la faveur d’un coup d’État. Alors Premier consul, il mène une politique de rassemblement qui pose les fondations de la France moderne : création du Code Civil, du Conseil d’État, de la Banque de France et des lycées, unification des poids et des mesures… La Paix d’Amiens, signée en mars 1802, permet une pause dans l’affrontement systématique qui oppose la France à l’Angleterre depuis 1789, et confère à Bonaparte une immense popularité. Celle-ci est telle qu’en août 1802, il devient consul à vie.

L’Esclavage

En dépit de sa modernité, le consulat de Napoléon est un régime contrasté et teinté de mesures régressives. Il rétablit ainsi en 1802 l’esclavage, qui avait été aboli par la Convention en 1794. Dans quelles circonstances Bonaparte rétablit-il l’esclavage ? Quelles sont les actions de l’armée dans les îles où il est à nouveau en vigueur ? L’espace consacré au rétablissement de l’esclavage, conçu par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, présente, entre autres, un court métrage d’animation réalisé par Mathieu Glissant et une vidéo confiée à l’historien Marcel Dorigny.

L’impératrice Joséphine en costume de Sacre, Atelier de Gérard, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Yann Martin

PARTIE IV

L’EMPEREUR : SON SACRE ET LE FASTE DE SA COUR

Le 2 décembre 1804, Napoléon est sacré empereur à Notre-Dame-de-Paris au cours d’une cérémonie qui invoque des symboles à la fois républicains, religieux et historiques. En devenant empereur, il se pose une nouvelle fois en rassembleur : dans l’acte même de la proclamation de l’Empire, Bonaparte souhaite transmettre des valeurs de 1789. Loin d’un roi déguisé en empereur, il se veut roi de la République.
Objets, tuniques et uniformes de cérémonie seront présentés au sein de cette section, témoignant du faste et du protocole de la cour impériale.

L’exercice de l’État

La période napoléonienne voit l’instauration d’une police politique entérinant un recul certain des libertés fondamentales. Quelle est la nature du régime instauré par Napoléon ? D’où vient sa réputation d’autocrate ? Comment gère-t-il les oppositions et les antagonismes au sein de l’Empire ? S’il règne selon une constitution, Bonaparte peut parfois tout mettre en œuvre pour contourner les lois. De la filiation aux idées de 1789 à l’autoritarisme, cette section est l’occasion d’explorer, à travers l’interview de l’historien Thierry Lentz et des commissaires de l’exposition, l’exercice du pouvoir napoléonien sous l’Empire.

Marie Laczinska, comtesse Waleska, puis comtesse d’Ornano, François Gérard, Paris - Musée de l'Armée © Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Sébert

PARTIE V

L’EMPEREUR, LES IMPÉRATRICES, LE ROI DE ROME

Napoléon épouse Joséphine le 7 mars 1796. Malgré le lien profond et sincère qui les unit, il cède à la raison d’État : face à l’impossibilité de concevoir un héritier, il se sépare d’elle et épouse par stratégie la fille de l’empereur François d’Autriche, Marie-Louise. Celle-ci lui donne un fils en 1811, le roi de Rome. En 1807, il rencontre par ailleurs la comtesse polonaise Marie Walewska, avec qui il entretiendra une relation sérieuse. Elle aura de lui un enfant, qui occupera de hautes fonctions sous le Second Empire. De l’amour au politique, cette section évoquera la nature des relations qui ont uni Napoléon avec Joséphine, puis Marie-Louise et enfin Marie Walewska.

Les Français sous l’Empire

L’ambivalence du régime napoléonien trouve également un écho en matière de mœurs : alors qu’il dépénalise l’homosexualité, Bonaparte renforce dans le même temps des conditions maritales défavorables aux femmes. L’Empire est-il un régime conservateur ?
Quel statut le Code Civil instaure-t-il pour les femmes ? Quels rapports Napoléon entretient-il avec les religions ? Cette question est abordée par l’historien Jacques-Olivier Boudon dans l’exposition.

Tente de l'Empereur Napoléon 1er composée de nombreux éléments en tissu et piquets, 1808, Mobilier national © photo Isabelle Bideau

PARTIE VI

LE CHEF DE GUERRE

L’armée de Napoléon est non seulement l’une des plus grandes et performantes d’Europe, mais c’est aussi l’une des plus sophistiquées en termes de hiérarchie et de commandement.
Si la Révolution a modernisé l’armée d’Ancien Régime, Napoléon la porte à un degré de raffinement peu égalé.
Cette section présentera en trois temps les équipements et uniformes de l’armée napoléonienne, les personnages clés de l’état-major mais aussi de nombreuses pièces illustrant les batailles de la Grande armée. Les Bulletins de la Grande armée, organes de presse officiels contrôlant la communication de guerre, seront également évoqués à travers ce chapitre.

Vie et mort des soldats de Napoléon

En 1813, alors que l’armée napoléonienne est en pleine campagne d’Allemagne, des caricatures présentant Bonaparte sous la figure d’un Ogre corse dévorant de jeunes gens apparaissent. Combien de soldats meurent réellement sur les champs de bataille ?
Comment étaient-ils recrutés et quelles relations entretiennent-ils avec les civils ? Une interview de François Houdecek éclaire les visiteurs sur l’ensemble de ces questions.

Buste de Louis Bonaparte, roi de Hollande, Pierre Cartellier, Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

PARTIE VII : 1805 – 1813

NAPOLÉON ET L'EUROPE

De la bataille d’Austerlitz (1805), où il soumet l’Autriche, au traité de Tilsit (1807), où il soumet la Russie, Napoléon a dominé l’Europe en l’espace de trois ans. Pour la contrôler, il place ses frères et sœurs à la tête des États stratégiques ; pour combattre l’Angleterre, il impose un blocus continental à ses alliés. Malgré ses vertus administratives, la domination française provoque un sentiment d’humiliation chez les
peuples soumis. Cartes à l’appui, cette section illustrera le « système » Napoléon fondé sur les alliances familiales et sur le rôle d’États tampons à
travers l’Europe. Elle permettra aussi de comprendre que les guerres de l’Empire sont le prolongement des conflits nés sous la Révolution.

Aigle blessé, Musée de l’Armée © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier

PARTIE VIII : 1808 – 1814

LE DÉCLIN

Le déclin de l’Empire débute par des échecs militaires, en premier lieu desquels la guerre d’Espagne : en 1808, la rébellion des populations contre l’occupation française se transforme en répression sanglante. Sous la direction du général Wellington, les Anglais gagnent du terrain sur la péninsule ibérique.
En 1812, des troubles diplomatiques conduisent Napoléon à rassembler 500.000 hommes pour la campagne de Russie. Cette armée connaît une véritable déroute ; décimée, affaiblie, elle devient une proie facile pour ses adversaires.
En 1813, la défaite de Leipzig pousse Napoléon à abdiquer. En France, Louis XVIII accède au trône grâce à l’appui des puissances étrangères, signant la fin de l’Empire.

Adieu ma belle France, Oscar Rex, Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot

PARTIE IX : 1815

LES DERNIERS FEUX

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Gofle-Juan, passe par les Alpes et arrive à Grenoble où l’armée l’attend. Le 20 mars, il s’installe en tant qu’Empereur au palais des Tuileries d’où Louis XVIII a fui. Afin de défendre son régime et pour surprendre les Alliés, il envahit la Belgique avec 130 000 soldats. Le 16 juin, il remporte la bataille de Ligny contre les troupes prussiennes, et se prépare à la bataille de Waterloo, au sud de Bruxelles. Il est battu par les armées anglaises commandées par Wellington et les armées prussiennes de Blücher. Napoléon abdique le 22 juin. Il est alors exilé au sud de l’Atlantique, sur l’île de Sainte-Hélène où il passera la fin de sa vie, entouré d’une poignée de fidèles.